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Sécurité 2017-10-27T12:45:18+00:00

1) RÉCONCILIER L’ÉTAT ET LE CITOYEN

Une des missions essentielles dévolues à l’État républicain est la protection du citoyen contre les risques et menaces de la vie en société. Or les récents développements de l’histoire de notre pays ne sont pas allés dans ce sens. En effet, les dernières années du régime Conté et les premiers mois du CNDD ont été émaillés de violents affrontements entre les populations civiles et militaires sur fond de contestations politiques et économiques. Le citoyen est devenu distant de l’État qui a abandonné ses prérogatives de puissance publique.

Le PEDN se propose de réconcilier l’État et le citoyen par, une politique de sécurité et de défense républicaine respectueuse des droits de l’homme, une politique de justice protectrice des droits des citoyens et basée sur l’égalité absolue des citoyens devant la loi.

2) POLITIQUE DE SÉCURITÉ ET DE DÉFENSE

Le pays a connu durant la dernière décennie, un contexte sécuritaire fragile caractérisé par des conflits sociaux, des attaques à mains armées attribuées à des groupes de bandits utilisant des moyens et déguisements militaires. Cette situation a fortement compromis la paix et la quiétude sociales. Dans ce contexte, le trafic et la circulation des armes se sont accentués facilitant la circulation de la drogue.

Pour remédier à cette situation, le PEDN propose une réforme profonde des forces armées et de sécurité avec comme objectif la création d’une armée, non pas de répression interne, mais de défense intelligente et de développement. Il nous faut conjurer la peur qui s`est emparée des populations Guinéennes, en réduisant la distance psychologique entre les habitants de ce pays et les forces armées de défense et de sécurité.

Selon la vision du PEDN, la subordination du pouvoir militaire au pouvoir civil demeure la règle d’organisation des forces armées, de manière à assurer la protection du territoire national et/ou de dissuader tout ennemi potentiel grâce à la qualité de ses troupes, de sa logistique et l’efficacité de son commandement.

La réforme du secteur de la sécurité doit aboutir à la formation d’une armée de métier dont la mission doit tendre, à assurer la stabilité des institutions ainsi qu’à faire respecter la souveraineté et l’indépendance nationales.

La vocation à l’humanisme et au développement des Forces de Défense et de Sécurité (FDS) est aussi un élément important de notre vision. En temps de paix, l’armée doit prendre part aux travaux d’utilité publique ou de génie civil dans le grand chantier de reconstruction nationale.

Pour le PEDN, les questions liées à l’ordre et la sécurité publiques, à la protection des personnes et de leurs biens relèveront de la police et de la gendarmerie. En cette matière, l’Armée ne pourra intervenir que dans des circonstances exceptionnelles graves, s’imposant ainsi comme l’ultime recours pour l’Etat lorsque les intérêts fondamentaux de la Nation sont gravement compromis.

Pour la matérialisation de cette vision, les actions suivantes seront entreprises :

  • Mise en application effective du statut des militaires et celui des paramilitaires ;
  • La mise en place d’une police de proximité assurant la prévention et facilitant l’éducation citoyenne par une meilleure prise en charge de la police communale par les conseils municipaux.
  • La construction des infrastructures et leur équipement, notamment les casernes et les bureaux. L’objectif recherché par le parti est d’assurer aux FDS des conditions de développement social et économique qui leur permettent d’assurer leur rôle de gardien de la stabilité sociale et démocratique de la nation ;
  • La formation des FDS à travers la création de métiers permettant la valorisation des compétences en leur sein.
  • Création de mécanismes de concertation entre FDS et les populations civiles (portes ouvertes, rencontre avec les média..) pour réduire la méfiance entre civils et militaires.
  • La mise en place de programmes de production économique assurés par les militaires ;
  • A moyen terme, une délocalisation des casernes hors des villes.

3) POLITIQUE DE JUSTICE ET DE PROTECTION DES DROITS FONDAMENTAUX

La justice guinéenne souffre de dysfonctionnements récurrents et graves, notamment :

  • Le délabrement des infrastructures judiciaires et pénitentiaires ;
  • L’insuffisance des ressources matérielles, financières et humaines (qualité des hommes) ;
  • Les lacunes de la formation et l’instrumentalisation de l’appareil judiciaire.
  • Dans ces conditions la garantie d’une justice indépendante ne peut être assurée. Il en résulte, une crise de confiance entre les professionnels du droit (magistrats, greffiers, avocats, huissiers) et les justiciables.
  • Le programme du PEDN vise la formulation et la mise en place d’un programme de réforme de la justice dont les principaux axes porteront sur :
  • La construction et l’équipement des palais de justice dans les chefs lieux de région et à Conakry (5) ;
  • La Réhabilitation et l’équipement des juridictions de premier degré à l’intérieur du pays (33) ;
  • La formation continue des magistrats en exercice ;
  • La restauration du caractère exceptionnel de la détention préventive, dont l’utilisation abusive constitue une grave atteinte aux droits de l’homme, dès lors qu’une personne peut être emprisonnée pendant des années sans jugement ;
  • La restauration des conditions de détention décentes dans les prisons. Mettre fin à la surpopulation carcérale grâce à la réduction de la durée des détentions préventives et par le contrôle systématique de l’inspection générale de la magistrature dans les juridictions et les prisons ;
  • L’accélération des procédures de jugement en fixant une durée maximum de 6 mois pour le traitement d’un dossier ;
  • La mise en place d’une assistance judiciaire pour les personnes à revenu modeste, afin que le coût du recours à la justice ne soit plus dissuasif pour faire respecter ses droits ;
  • Le fonctionnement du conseil supérieur de la magistrature et de l’inspection générale des services judiciaires afin d’assurer le fonctionnement de la justice corresponde bien à la politique de justice définie par le pays, d’assurer que les engagements d’indépendance et d’équité sont respectés à tous les niveaux. Un rapport annuel au président de la république largement publié sur les activités de ces deux instances permettra d’évaluer leur capacité à améliorer l’état de la justice.
  • Le président s’engage également à mettre en place dès les premiers jours de son investiture, des moyens adéquats de communication entre ses services et les citoyens afin de suivre l’évolution de la mise en oeuvre de cette réforme fondamentale.